Colosseo (intérieur)

Adresse : Piazzale del Colosseo, 1

00184

Roma , Lazio

Voir sur la carte

Contact

Tél 2 : +39 0639967700

Commentaire culturel

Au centre, l'arène (83 x 48 m) était un plancher couvert de sable.  
Sous l'arène, l'hypogée (construit sous l'empereur Domitien peu après l'inauguration de l'amphithéâtre) est un réseau souterrain complexe qui permet de mettre en œuvre les spectacles. 88 puits donnaient aux animaux et aux accessoires directement accès à l'arène ; des plateformes de plus grandes dimensions autorisaient l'accès d'animaux plus imposants, comme les éléphants. Des tunnels reliaient l'hypogée à l'extérieur pour des liaisons directes par exemple avec leur école pour les gladiateurs ou avec les écuries pour les dresseurs et leurs animaux, ou séparées par exemple pour l'empereur afin de lui éviter de devoir se mêler à la foule. L'arène pouvait être inondée par des machines hydrauliques.
Autour de l'arène, la cavea regroupent gradins et loges, sur plusieurs niveaux, où les spectateurs se répartissaient en fonction de leurs statuts et de leurs places dans la hiérarchie sociale. Chaque rangée avait ses sièges numérotés.
Au-dessus de la cavea pouvait être installé le velum. Cette toile de protection, dont l'existence est documentée mais les caractéristiques inconnues, protégeait les spectateurs du soleil ou de la pluie.

Commentaire spirituel

Sur les pas des martyrs.
Dans le cadre des exécutions de comdamnés à mort offertes en spectacle aux Romains, certains des premiers chrétiens furent martyrisés au Colisée. L'Eglise a toujours conservé précieusement la mémoire des supplices de ces "témoins de la Foi" et c'est le souvenir de ces martyrs qui a sauvé le Colisée d'une destruction déjà bien avancée.
Le bienheureux Angiolo Paoli (1642-1720), carme, choqué par l'abandon de ce lieu "imprégné du sang des martyrs", obtient du pape Clément XI l'approbation de son projet de préservation. Il entreprend alors des travaux de consolidation et fait condamner les accès du bâtiment, protégeant ainsi le Colisée de nouvelles atteintes.
Le pape Benoît XIV décide en 1749 d'en faire un lieu sacré, promeut le culte des premiers martyrs dans l'amphithéâtre, consacre le monument à la Passion du Christ et fait installer un chemin de croix.
Au XX° siècle, l'Église a fait du Colisée un lieu de cérémonies et le pape conduit chaque Vendredi saint un chemin de croix qui commence au Vatican et s'achève au Colisée.
Aussi, le touriste, le passionné d'Antiquité et l'amateur de vieilles pierres s'émerveilleront devant un monument à nul autre pareil et le chrétien s'y recueillera en mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour montrer au monde le chemin du royaume du Christ.