Basilica di Santa Maria Maggiore

Adresse : Piazza di Santa Maria Maggiore

00185

ROMA , Lazio

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Commentaire culturel

La légende rapporte que dans la nuit du 4 au 5 août 356, la Vierge apparut en rêve au pape saint Libère ainsi qu'à un riche Romain nommé Jean et leur demanda d'ériger un sanctuaire en un lieu déterminé. Au matin, la neige étant tombée en plein mois d'août, désignant ainsi l'endroit choisi, le pape lança la construction de la basilique Liberiana de Santa Maria ad Nives ("Sainte-Marie-aux-Neiges"), en haut de l'Esquilin, l'une des sept collines de Rome, où se dresse aujourd'hui la basilique Sainte-Marie-Majeure.
La basilique Sainte-Marie-Majeure est l'une des quatre basiliques de Rome qui reçurent le titre de "majeure" (avec Saint-Jean-de-Latran, Saint-Pierre du Vatican et Saint-Paul-hors-les-Murs). Les accords du Latran (1929) lui ont octroyé le privilège d'extraterritorialité, c'est donc l'Etat de la cité du Vatican qui y a autorité. C'est le plus grand édifice et la plus ancienne église romaine consacrée à Marie, mère de Dieu.
Elle a été érigée par Sixte III (432-440) et souvent modifiée depuis. La basilique est ainsi un abrégé des grandes étapes de l'art chrétien à Rome, avec son plan basilical de style paléochrétien, ses mosaïques antiques et médiévales, et ses imposantes chapelles de la Contre-Réforme. La basilique, de proportions parfaites, reste un très bel exemple de l'architecture chrétienne primitive.
Cinq portes s'ouvrent sur la façade du XVIII° siècle, dont à gauche la Porte sainte similaire à celle de Saint-Pierre.
A l'intérieur, les somptueuses mosaïques de la nef centrale, de l'arc triomphal et de l'abside attirent tous les regards.
Les mosaïques de la nef centrale ont été exécutées au V° siècle, en une série de panneaux au-dessus de la belle frise à entrelacs qui court le long de l'entablement. Elles représentent des scènes tirées de l'Ancien Testament.
La mosaïque de l'arc triomphal, du V° siècle également mais probablement postérieure à celles de la nef, est marquée par l'influence byzantine, notamment dans la scène de l'Annonciation où la Vierge est vêtue comme l'impératrice d'Orient, et dans la scène de l'Epiphanie traitée comme une cérémonie de cour, où l'Enfant Jésus apparaît  sur un trône orné de pierres précieuses.
La mosaïque de l'abside reprend des éléments décoratifs du V° siècle (rinceaux, oiseaux, feuillages), transformés au XIII° siècle (ajout des personnages) lors de la modification de l'abside. La composition s'ordonne autour du couronnement de la Vierge.
Le plafond date du XV° siècle : commencé par Callixte III  (1453-1458), il fut achevé par Alexandre VI (1492-1503), qui, dit-on, le fit dorer avec le premier or arrivé du Pérou, offert par Ferdinand II d'Aragon et Isabelle I° de Castille.

Commentaire spirituel

La basilique Sainte-Marie-Majeure fut élevée par Sixte III (432-440) en l'honneur de Marie, un an après le concile d'Ephèse (431) au cours duquel Nestorius, patriarche de Constantinople, nia à la Vierge le titre de mère de Dieu. Cet enseignement fut condamné comme hérésie par le concile.
La basilique Sainte-Marie-Majeure, la plus ancienne église consacrée à Marie, est la quatrième et dernière église romaine à recevoir le titre de "majeure", qui lui fut donné en 1390 par le pape Boniface III, pour honorer la Vierge. Elle est aussi la quatrième dans l'ordre protocolaire des basiliques papales.
 
C'est en 1300 que le pape Boniface VIII promulgua la bulle d'indiction Antiquorum fida relatio qui instituait l'Année sainte. Il y précisait les conditions de l'indulgence, parmi lesquelles la visite de deux basiliques de Rome, lieux de sépulture des apôtres saint Pierre et saint Paul : les basiliques Saint-Pierre du Vatican et Saint-Paul-hors-les-Murs devenaient ainsi majeures.
A l'occasion du deuxième jubilé, le pape Clément VI donna en 1350 le titre de "majeure" à la basilique Saint-Jean-de-Latran, cathédrale de Rome, qui porte le titre de omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput ("mère et tête de toutes les églises de la Ville et du monde").
Chacune des quatre basiliques majeures a une Porte sainte, solennellement ouverte et fermée au début et à la fin de chaque Année sainte.
 
La basilique  Sainte-Marie-Majeure est aussi une des sept églises du pèlerinage de Rome, formalisé au XVI° siècle par saint Philippe Néri (avec les trois autres basiliques majeures ainsi que les basiliques mineures Sainte-Croix-de-Jérusalem, qui garde les reliques de la Passion, Saint-Laurent-hors-les-Murs, tombe des saints Etienne et Laurent, et Saint-Sébastien-hors-les-Murs, au-dessus des catacombes).
 
A côté des quatre basiliques majeures, l'Eglise catholique romaine distingue dans le monde entier de nombreuses basiliques dites mineures, rassemblant en nombre les pèlerins autour du Christ, de la Vierge ou encore des reliques d'un saint particulièrement vénéré, ou remarquables par leur antiquité, leur réputation, leur taille ou leur beauté. Leur titre honorifique octroyé par le pape leur donne la préséance sur toutes les autres églises, à l'exception de la cathédrale de leur diocèse.