Commentaire culturel
Dans la vieille ville, au cœur du quartier arménien, à l’intérieur du couvent arménien, le musée occupe un beau lieu dont les galeries avec loggia sur deux niveaux encadrent une élégante cour intérieure. Il retrace l’histoire du peuple arménien en Terre sainte depuis la conquête de la Palestine par le roi d’Arménie Tigrane II en 95 ap. J.C., de la conversion du roi Tiridates III et de son peuple au christianisme en 301 et du statut protégé du peuple arménien à Jérusalem depuis lors. Il abrite des objets de culte précieux, des tissus anciens, vêtements sacerdotaux et tiares brodées. Différents manuscrits sont exposés, notamment les parchemins de protection qui leur ont été accordés tout au long de leur présence à Jérusalem. Sont rassemblés de nombreux documents et photos du génocide arménien (1895/1920) et de l’histoire des 900 orphelins accueillis par la communauté arménienne de Jérusalem . Des panneaux interactifs en langue française racontent cette histoire et un film de 30 minutes sur le génocide est projeté en français.
Sous la grande verrière, est exposée au centre de la cour une grande mosaïque du VI° s. accompagnée d’une inscription en arménien : « À la mémoire et au salut des âmes de tous les Arméniens dont les noms sont connus de Dieu seul. » La mosaïque fut découverte en 1894 par une famille qui creusait les fondations d’une maison. Vestige d’une église arménienne, sous laquelle furent retrouvés les restes d’une unité arménienne attachée à l’armée romaine (peut-être des martyrs), la mosaïque a été transférée avec les ossements qu’elle protégeait dans la cour du musée. Le somptueux décor d’oiseaux et de pampres de vigne symbolise la Résurrection, la connaissance et l’immortalité.
Suggestions
En dehors des axes principaux, le quartier arménien est fermé à la visite. La cathédrale St-Jacques est ouverte à la visite un quart d’heure avant les messes (le matin 7h et l’après-midi 15h).