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Pétra (Wadi Musa)

Commentaire culturel

Pétra ! La merveille de Jordanie, que certains qualifient de site le plus remarquable du Proche-Orient…
Un mythe aussi, inspirant jusqu’à la bande dessinée (Hergé, « Coke en stock »).
Capitale et nécropole royale des Nabatéens, interdite sous peine de mort, redécouverte au péril de sa vie par le Suisse Ludwig Buckhardt qui y parvient le 22 août 1812, Pétra offre dans un site exceptionnel, au milieu d’une profusion d’ocres et de rouges, une géologie spectaculaire, faite de canyons, de falaises, de plateaux et de dépressions.
Les Edomites (vers 1200 av. J.C., les descendants bibliques d’Ésaü, frères ennemis des hébreux), les Nabatéens (VI° s. av. J.C.), les Romains, les Byzantins sont passés à Pétra qui périclite à partir du VII° s. La ville n’est plus en 700 qu’un village à l’écart des voies de communication. Les croisés l’occupent.
Cité à moitié construite, à moitié sculptée dans la paroi rocheuse, dans une zone aride entourée de montagnes dont l’ingénieux système hydraulique a permis l’établissement d’une société pendant plusieurs siècles, la valeur et le nombre exceptionnels des vestiges de tombeaux, temples, hauts lieux religieux, aqueducs, citernes et réservoirs en font un site archéologique de première importance. Les influences des civilisations qui s’y sont succédées s’y mèlent :  traditions orientales (assyrienne, nabatéenne…), hellénistiques, byzantines.
On y pénètre par le Siq (le fossé), long et étroit défilé, voie d’accès principale qui avait été dallée dans l’antiquité. Il débouche sur la plus célèbre des tombes royales, le Khazneh (« le trésor ») puis s’élargit sur une vallée bordée de falaises de grès rouges dans lesquelles sont creusés une multitude de tombeaux et où se trouve le théâtre.
On parvient plus loin au centre de Petra,à la ville romaine défendue par des murailles et d’étroites voies d’accès et où se trouvent les principaux ensembles monumentaux (le royaume nabatéen fut annexé par l’empereur Trajan en 106).  Une promenade mène au Deir, le monastère, le plus grand bâtiment de la cité antique qui était soit un tombeau de roi nabatéen, soit un édifice lié à un rite funéraire.
Bien d’autres vestiges sont à découvrir (tombeaux, temples,..).

Suggestions

 

Commentaire spirituel

En 350, Petra fait partie de l’Empire romain d’orient et un évêque y est nommé et, un siècle plus tard, de grandes églises sont édifiées dans la cité. Des tombes nabatéennes furent utilisées comme église : le Deir où des croix furent peintes sur les murs, la tombe de l’urne qui devint une sorte de cathédrale en 446. Au nord de la cité, plusieurs tombes avec des croix gravées indiquent la présence d’un cimetière chrétien.

 

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