Commentaire culturel
La basilique est l’une des plus anciennes églises de Rome. Construite par le pape Callixte Ier (217-222), elle prit le nom de titulus Callixti et fut propablement le premier lieu chrétien officiel selon l’accord de l’empereur Septime Sévère. En 340, elle est l’une des vingt-cinq paroisses initiales de Rome, peut-être la première dans laquelle la messe fut célébrée officiellement. La basilique connaît des restaurations et modifications aux V°, VIII° et IX° siècles, puis est reconstruite sur ses anciennes fondations au XII° siècle. On récupère alors les 22 colonnes de granit aux riches châpiteaux ioniques dans les ruines des thermes de Caracalla et du temple d’Isis. Le plafond à caisson en bois doré avec en son centre une Assomption du XVII° est l’œuvre du Dominiquin. Le pavement cosmatesque est dû à la famille Cosmati.
La basilique est décorée de belles mosaïques des XII° et XIII° siècles. Dans l’abside, Le Christ et la Vierge sur un trône ; De Pietro Cavallini, sur le thème de la vie de la Vierge (Annonciation, Nativité, Adoration des mages, Présentation de Jésus au temple, mort de Marie) entourant le Couronnement de la Vierge.
Sur la façade, la mosaïque de la Vierge allaitant est considérée comme la plus ancienne représentation de la Virgo Lactans.
Commentaire spirituel
L’église accueille tous les soirs les pèlerins qui souhaitent participer à la prière du soir de la communauté Saint’Egidio.
En 1968, un groupe d’étudiants se réunit au lendemain du concile Vatican II et fonde la communauté Sant’Egidio dont l’église Sant’Egidio du Trastevere deviendra le siège mondial. Elle regroupe des laÏcs qui s’engagent dans la lutte contre la pauvreté dans les villes, l’abolition de la peine de mort, l’éducation dans les quartiers populaires, l’accompagnement des communautés nomades et la lutte contre le sida. Depuis les années 1980 la communauté s’engage pour des actions diplomatiques et pacifistes dans les régions touchées par les conflits.