Commentaire culturel
L’église célèbre Santa Francesca Romana, une religieuse bénédictine et patronne des automobilistes, dédiée à son nom (dont la fête est le 9 mars). Cette sainte fut canonisée en 1608 pour sa dévotion envers les nécessiteux et les malades. En son sein, l’église intègre l’oratoire des saints Pierre et Paul, établi par le pape Paul Ier dans le portique du temple de Vénus au VIIIe siècle.
Commandée par le pape Honorius II, l’église fut reconstruite au XIIIe siècle et a subi de nombreuses modifications, notamment au XVIIe siècle lorsqu’elle adopta son style baroque actuel. La façade, réalisée par Carlo Lombardi en 1615, se compose de travertin blanc et s’élève majestueusement avec un tympan orné de statues et deux paires de pilastres. Elle est couronnée par un balcon et un haut clocher roman agrémenté de fenêtres à meneaux.
À l’intérieur, une nef unique est bordée de chapelles latérales et est surmontée d’un plafond richement décoré de caissons. Dans l’abside se trouvent des mosaïques du XIIe siècle représentant la Vierge à l’Enfant et les Saints. L’église renferme également une dalle de pierre supposée marquée par les genoux de saint Pierre et de saint Paul. Parmi les trésors artistiques, vous pourrez admirer le groupe sculptural « Confession » de Gian Lorenzo Bernini, situé à l’arrière de la nef, ainsi que le tableau « La Nativité » de Carlo Maratta, dans la première chapelle à gauche.
Depuis 1352, l’église est confiée aux bénédictins de Monteoliveto.
En empruntant le transept gauche, vous accéderez à la sacristie, qui abrite la précieuse icône mariale du Ve siècle connue sous le nom de « Madone Glycophilusa » ou « Madone du confort ». Cette icône fut découverte lors de la restauration de 1949, cachée sous l’autel principal de l’église de Santa Maria Antiqua.