Commentaire culturel
Jaffa est l’un des ports les plus anciens de la côte orientale de la Méditérranée. Son existence est attestée depuis au moins 3500 ans et il était l’un des ports des routes de l’Orient. Il est cité sur des papyrus égyptiens et mentionné sous son nom hébreu de Yaffo dans la Bible hébraïque et l’Ancien testament à plusieurs reprises (Jonas fuit l’appel du Seigneur par le port de Jaffa ; les cèdres qui sont utilisés dans la construction du Temple de Salomon sont livrés à Jaffa). Dans le mythe grec d’Andromède, c’est sur un récif que l’on voit encore au large du port qu’Andromède est enchainée nue pour apaiser la colère de Poséïdon avant d’être délivrée par Persée. Dans les Actes des Apôtres, c’est la ville où se trouve la maison de Simon-le-corroyeur qui reçoit l’apôtre Pierre et où ce dernier guérit la veuve Tabitha.
Aujourd’hui, la population de Jaffa est composée à 30% d’arabes israéliens.
La vieille ville surplombe le port. Un dédale de ruelles et d’escaliers mène à la place centrale Kikar Kedumim bordée de l’église Saint-Pierre dont le beffroi domine la cité. La Tour de l’Horloge, ancienne prison otttomane, la belle mosquée Mahmoudia, les jardins de Gan Hapisga, la synagogue lybienne, ancienne auberge du XVIII° siècle, les vestiges archéologiques, les galeries d’art et les petits musées, tout y respire le charme désuet d’un autre orient aux cultures emmêlées, si proche de notre imaginaire et si loin de la trépidante Tel Aviv dont on a une vue remarquable.