L’ensemble épiscopal de Parme réunit la cathédrale, le baptistère et les bâtiments canoniaux, constituant un noyau religieux formé entre la fin du XIIᵉ et le début du XIIIᵉ siècle. La cathédrale, consacrée en 1106, adopte le roman lombard avec une façade en pierre structurée par des arcatures et un intérieur à trois nefs où la lumière reste volontairement mesurée. Le transept droit conserve la Déposition (1178) de Benedetto Antelami, groupe sculpté en marbre qui représente la descente de croix selon une organisation frontale et rigoureuse, caractéristique du langage roman avancé. Cette œuvre marque une étape décisive dans la diffusion de modèles narratifs plus expressifs en Émilie.
Au XVIᵉ siècle, un second axe iconographique se superpose au programme médiéval lorsque Antonio da Correggio réalise pour la coupole l’Assunta (1526-1530), où la Vierge s’élève dans un espace en spirale qui abolit les limites architecturales. Ce dispositif crée une ascension continue vers la lumière centrale. Dans les chapelles latérales subsistent des interventions de Francesco Mazzola, dit le Parmesan, telles que la Déposition (vers 1524), qui illustrent la transition régionale vers un maniérisme précoce.
Le baptistère, commencé en 1196 par Antelami, adopte un plan octogonal en marbre rose de Vérone. L’extérieur alterne portails sculptés, niches et loggias, établissant une articulation verticale progressive. L’intérieur est structuré autour de la cuve baptismale centrale. Le décor peint, daté des premières décennies du XIIIᵉ siècle, se déploie en registres concentriques : au sommet, le Christ en majesté ; au niveau médian, les mois et les saisons associés aux travaux agraires ; plus bas, les épisodes hagiographiques liés aux origines épiscopales locales. Les reliefs des Mois (vers 1210) d’Antelami complètent ce cycle en reliant le calendrier liturgique aux rythmes du monde naturel.