Le site et son histoire
Installé dans une ancienne filature de laine du XIXe siècle, le musée est né de la passion des frères Hans et Fritz Schlumpf, industriels du textile. Dès les années 1950-1960, Fritz amasse en secret l’une des plus grandes collections d’automobiles européennes, avec une prédilection pour Bugatti, née à Molsheim. La crise textile fait s’effondrer l’empire en 1977 ; les salariés occupent l’usine et découvrent les voitures. Pour éviter la dispersion, une association (Ville de Mulhouse, Département, Région, CCI, Automobile Club de France, Panhard…) rachète la collection. Le musée national ouvre le 10 juillet 1982. En 2006, agrandi et rénové, il prend le nom de Cité de l’Automobile. Plus de 400 à 500 véhicules y sont présentés sur quelque 20 000 à 25 000 m², sous des répliques des candélabres du pont Alexandre-III. Une grande partie de la collection est classée monument historique.
Les collections
Le parcours retrace l’aventure automobile depuis les pionnières (dont la Jacquot à vapeur de 1878) jusqu’aux supercars contemporaines, à travers une centaine de marques : De Dion-Bouton, Panhard, Mercedes, Rolls-Royce, Ferrari, Gordini, etc. Trois grands espaces structurent la visite : l’Aventure (ancêtres et classiques), la Course (grille de Grand Prix, Type 35, Mercedes d’avant-guerre, F1) et les Chefs-d’œuvre. Simulateurs, films et, selon les saisons, démonstrations sur piste complètent le décor Belle Époque.
Les voitures les plus prestigieuses
Le musée détient la plus grande collection Bugatti au monde (plus de 120 exemplaires). Pièce majeure : la Bugatti Royale Type 41 « Coupé Napoléon », voiture personnelle d’Ettore Bugatti — l’une des six Royale produites, géante de luxe des années 1927-1933, exposée aux côtés d’une autre Royale et d’une réplique. Autour d’elle : Type 57 Atalante, légendaires Type 35 de course, Tank de Tours Type 32 (1923). S’y ajoutent une quinzaine de Rolls-Royce, des Mercedes hors norme, des Ferrari de grand tourisme et des voitures de compétition associées à Fangio, Moss ou Schumacher. L’Espace Chefs-d’œuvre les présente comme des objets d’art.
Les voitures les plus futuristes
Face aux ancêtres, le musée montre comment Bugatti et d’autres ont sans cesse poussé la technique. La Bugatti Veyron 16.4, qui a relancé Molsheim en 2005, a souvent son propre écrin : W16, plus de 1 000 ch, symbole du retour de la marque. Des modèles plus récents (Chiron, Divo selon les expositions) et des prototypes comme la berline Galibier (2010) prolongent cette course vers le futur. Le Type 32 « Tank » de 1923, laboratoire aérodynamique, rappelle que l’audace formelle n’est pas née hier. Selon les accrochages temporaires, d’autres concepts et supercars viennent dialoguer avec la collection historique — d’où l’intérêt de consulter le programme avant la visite.
Jours et horaires de visite
Le musée est ouvert tous les jours, sauf le 25 décembre.
Les horaires changent selon la saison :
- Haute saison (en général d’avril à début novembre) : 10 h – 18 h
- Basse saison (novembre à mars, hors période ci-dessous) : 10 h – 17 h
- Après les fêtes / cœur de l’hiver (souvent janvier jusqu’aux vacances d’hiver) : 13 h – 17 h en semaine, 10 h – 17 h le week-end
La boutique suit les mêmes horaires. Compter environ 2 h à 3 h de visite.
Vérifier avant de partir sur citedelautomobile.com (rubrique horaires et accès), car les dates exactes de bascule sont ajustées chaque année. Tél. : 03 89 33 23 23.