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Grèce > Delphes

Delphes

Commentaire culturel

Delphes était le site d’un des plus importants sanctuaires panhelléniques de Grèce. Il se situe au pied du Mont Parnasse, dans le district régional de la Phocide en Grèce centrale. À Delphes se dressait le sanctuaire panhellénique dédié à Apollon, dieu olympien de la lumière, du savoir et de l’harmonie. On y venait de toute la Grèce afin de consulter l’oracle du dieu Apollon délivré par la Pythie, ou pour assister aux très renommés jeux pythiques. La Pythie était une femme : prêtresse du sanctuaire, choisie parmi les vierges de la région. Elle prophétisait et était chargée de recevoir les oracles et réponses d’Apollon et de les transmettre aux pèlerins. D’après la légende, Delphes fut fondée par Zeus, qui, désireux de connaitre l’emplacement du centre du monde sur lequel il régnait, avait envoyé deux aigles en reconnaitre la surface. C’est alors que les oiseaux favoris de l’Olympe se rencontrèrent au-dessus du Parnasse et y marquèrent l’Omphalos ou « nombril du monde » qui allait faire de Delphes le centre de l’Univers. Delphes a donc des origines très ancienne puisqu’au IIème millénaire avant J.-C., il y avait déjà un lieu de culte en l’honneur de la déesse de la terre Gaia et de sa fille Thémis. On dit qu’au fond d’un gouffre se cachait la déesse, gardée par son fils le serpent Python. Vers 750 avant J.-C., Apollon se serait rendu à Delphes et aurait tué Python. Il dut alors s’exiler durant 8 ans pour expier le meurtre qu’il avait commis. À son retour, il se substitua au serpent et devint Apollon Pythien, faiseur d’oracles par l’intermédiaire de la Pythie. En 680, un temple fut édifié peu avant que les fêtes panhelléniques ne soient instituées en l’honneur de la victoire sur le serpent. Tous les quatre ans, ces jeux mêlaient concours gymniques et lyriques. Delphes recevait alors dans son sanctuaire des pèlerins venus de tout le monde grec, de l’Espagne jusqu’à la mer Noire.
Par ailleurs, un jour, Chéréphon, philosophe et ami de Socrate, se rendit à Delphes et interrogea l’oracle pour lui demander s’il existe un homme plus sage que Socrate. La Pythie lui répondit alors qu’il n’y a pas d’homme plus sage. Au cours de son histoire, le sanctuaire résista à de nombreuses catastrophes : incendies, guerres, tremblements de terre et pillages. Finalement, le dernier empereur païen interrogea la Pythie qui rendit son dernier oracle : « Allez dire au roi que le bel édifice est à terre, Apollon n’a pas de cabane ni de laurier prophétique, la source est tarie et l’eau qui parlait s’est tue ». En 394, l’empereur byzantin fit fermer le sanctuaire définitivement et Delphes devint alors une ville chrétienne dotée de grandes basiliques à l’est de l’ancien sanctuaire. Cependant, au début du VIIème siècle, les Slaves détruisirent l’ensemble du site. Cependant, le sanctuaire d’Apollon a gardé quelques vestiges : l’agora, la voie sacrée, le trésor des Athéniens, le temple d’Apollon, le théâtre ainsi que le stade. Non loin se dresse également la Marmaria comprenant les vestiges des temples d’Athéna, la Tholos (édifice de plan circulaire recouvert d’un toit en cône, d’une coupole ou d’une voûte) ainsi que le Gymnase. Le musée expose les sculptures, statues, objets reflétant les activités religieuses, politiques et artistiques de Delphes, depuis le VIIIème siècle av. J.-C jusqu’à son déclin. Le site est inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1987.

 

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