Dominé par l’imposante église principale, appelée Katoghiké ou Sourp Stepanos, le complexe illustre l’apogée de l’architecture arménienne bagratide. Son élégante coupole, ses hautes colonnades, ses demi-colonnades décoratives, ses sculptures en bas-relief et ses délicates ornementations témoignent du raffinement artistique de l’époque. Autour de l’église principale se dressaient plusieurs autres sanctuaires, dont certains subsistent encore partiellement, formant un ensemble monastique d’une remarquable cohérence architecturale.
Malgré les invasions, les destructions partielles et les siècles d’abandon, Marmashen a conservé l’essentiel de son caractère monumental. Peu affecté par le séisme de 1988, le site demeure aujourd’hui l’un des témoignages les plus précieux de l’architecture religieuse arménienne des Xe et XIe siècles. Son cadre naturel, dominant les gorges de l’Akhourian, renforce encore la beauté et la sérénité de ce lieu chargé d’histoire.