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Jordanie > Désert

Qasr el Azraq

Commentaire culturel

Edifié à l’époque romaine pour protéger un important point d’eau (seule source permanente au milieu de 12 000 km2 de désert) et son oasis, le Qsar el Azraq (« la forteresse bleue ») défend aussi un grand carrefour de routes caravanières venant d’Iraq, d’Arabie saoudite et de Syrie. C’est donc de tout temps un verrou sur le chemin des invasions toujours possibles. Les Nabatéens y avaient déjà installé un fortin.
Il est ensuite occupé par les Byzantins puis les Omeyyades, les Ayyoubides et les Ottomans.
Le calife omeyyade Wallid II, régnant à Damas, s’y réfugia en 744.
Pendant la révolte arabe, le roi Fayçal et le colonel Lawrence y établirent pendant plusieurs mois leur quartier général.
Cette structure carrée en balsate (la pierre locale) de 80 mètres de côté entourant une cour centrale a été reconstruite au XIII° s.
Classé par commodité parmi les « châteaux du désert » omeyyades, le Qsar el Azraq obéit d’abord à une fonction militaire que sa position stratégique confirme depuis toujours.
Le château présente plusieurs éléments remarquables :
– des portes à deux battants monolithes (en pierre) qui pèsent chacun trois tonnes, manoeuvrables à grand renfort d’huile de palme,
– une couverture composée de dalles massives disposées en encorbellement, caractéristique de cette région sans bois d’œuvre disponible.
L’oasis disparaît progressivement : trop pompée au profit des grandes villes jordaniennes et en particulier de la capitale, Ammam, l’eau se fait de plus en plus rare à Azraq.

 

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