Histoire
Construit en 19 apr. J.-C. au-dessus du bourg gaulois de Condate, hors de la colonie de Fourvière, il appartient au sanctuaire fédéral des Trois Gaules (Lyonnaise, Belgique, Aquitaine) : chaque année, les délégués des 60 nations gauloises s’y réunissaient pour le culte de Rome et d’Auguste. Agrandi sous Hadrien (début du IIe s.), il devient le plus grand amphithéâtre de Gaule. Après l’Antiquité, carrière de pierres. Fouilles aux XIXe et XXe siècles (notamment 1956-1978). Classé monument historique en 1961. Jean-Paul II s’y est recueilli en 1986.
Architecture
Ellipse d’environ 143 × 117 m (parfois indiquée 147 × 120 m) après agrandissement, plus de 20 000 places. Subsistent surtout les fondations de l’ellipse, des couloirs et des structures de l’arène. Un poteau moderne au centre rappelle les martyrs. Vestiges modestes par rapport au théâtre de Fourvière, mais d’une portée historique majeure.
Premiers chrétiens
En 177, sous Marc Aurèle, c’est ici que sont suppliciés les martyrs de Lyon et de Vienne, connus par la lettre transmise par Eusèbe de Césarée : l’évêque Pothin, l’esclave Blandine, le diacre Sanctus de Vienne, Maturus, Attale, le jeune Ponticus, etc. (une quarantaine de noms dans la tradition). Blandine, exposée aux bêtes puis livrée à un taureau, est devenue une figure majeure de l’Église de Lyon. Irénée, successeur de Pothin, n’appartient pas à ce groupe de 177 (il meurt vers 202). Ce n’est pas le théâtre ni l’odéon de Fourvière.
Jours et horaires
L’intérieur de l’arène n’est pas ouvert en visite libre. Les vestiges se voient depuis le Jardin des Plantes, espace public accessible en journée. L’office de tourisme indique : « non ouvert au public, mais visible de l’extérieur ».