Commentaire culturel
La cathédrale Saint-Martin (duomo San Martino), de style roman, a été construite de 1060 à 1070 par l’évêque de la ville, Anselmo di Baggio, devenu ensuite le pape Alexandre II, mais elle a été régulièrement remaniée depuis : il ne reste de l’édifice primitif que l’abside et les bas côtés. La nef et le transept, refaits au XIV° s., sont gothiques.
L’assymétrie de la façade, couverte de marbre blanc, est due au campanile préexistant qui a contraint la construction(1204). Due à Guidetto da Como, elle est divisée par étage et un jeu de colonnettes lui donne une grande élégance ; elle est ornée d’un saint Martin partageant son manteau) du XIII° s.
Un porche précède l’intérieur ; sa décoration (Descente de croix et Adoration des mages de Nicola Pisano) a été commencée en 1233 ; les bas-reliefs illustrent la légende de saint Martin et les mois.
L’intérieur (88 mètres de long, 26 de large) s’enrichit d’un beau triforium. Plusieurs tableaux sont dignes d’intérêt, dont une Conversation sacrée de Ghirlandaio.
Le Saint-Voult (Volto Santo) est un grand crucifix du XI° s. D’après la légende, Nicodème, en le sculptant, lui donna les traits du Christ et, inspiré par un songe, il l’aurait jeté à la mer. Le crucifix se serait ainsi échoué au VIII° s. à Luni (à côté de Lucques) d’où l’évêque de Lucques l’aurait rapporté… Ce crucifix miraculeux fut au Moyen Age l’objet d’une grande dévotion, répandue dans toute l’Europe.
Le monument funéraire le plus intéressant reste le tombeau d’Ilaria del Cartetto, morte en 1405, dont la finesse d’exécution est admirable.
La cathédrale, consacrée en 1070, est dédiée à saint Martin de Tours.