Un projet pour un groupe ?

Contactez-nous ! Contactez-nous

France > Rouen

Église Sainte-Jeanne-d’Arc

Histoire

Elle est élevée à l’endroit même où Jeanne d’Arc fut brûlée le 30 mai 1431. Le projet répond à plusieurs besoins : honorer la sainte, servir de mémorial civil, remplacer l’église Saint-Vincent (détruite par les bombardements de 1944) et intégrer ses vitraux, mis à l’abri dès 1939. L’architecte Louis Arretche remporte le concours en 1972. Les travaux, financés par les dommages de guerre, aboutissent à une consécration le 29 avril 1979 et à une inauguration le 27 mai 1979 par le président Valéry Giscard d’Estaing. L’édifice est inscrit aux monuments historiques depuis 2002. Les fêtes jeannistes se tiennent chaque année le dimanche le plus proche du 30 mai.

Architecture

Édifice résolument moderne, il tranche avec les maisons à colombages de la place. Arretche s’inspire de la construction navale : la forme évoque un bateau renversé, un drakkar viking ou un poisson ; les toitures de l’église et des halles attenantes rappellent aussi les flammes du bûcher ou les vagues. Un seul pilier porteur soutient un grand portique tubulaire en métal ; des poutres paraboliques en bois, laissées apparentes, forment la voûte au-dessus de la nef. Le sol a été abaissé de deux mètres pour accueillir les vitraux dans toute leur hauteur. La couverture est en écailles d’ardoise ou de cuivre. Les petites halles du marché, dans le prolongement, reprennent les mêmes courbes.

Décor intérieur et extérieur

À l’extérieur : béton, métal, bois et toitures ondulées, plus une grande croix près de l’ancien pilori, à l’emplacement du bûcher. À l’intérieur, le contraste est fort : la structure contemporaine encadre 13 verrières Renaissance (vers 1520-1530) provenant du chœur de Saint-Vincent, l’une des plus importantes commandes de vitraux de la Renaissance en France. Elles illustrent la vie du Christ, saint Pierre, sainte Anne, saint Antoine de Padoue, le martyre de saint Vincent, etc. Certaines sont de Jean Le Vieil, d’autres de l’atelier rouennais (influence d’Arnoult de Nimègue) ou des ateliers Leprince de Beauvais. Elles sont enchâssées dans une structure d’aluminium sur mesure, protégées par un vitrage et un système de ventilation. Le sol en pente douce dirige le regard vers ces verrières.

Les artistes qui l’ont immortalisée

L’œuvre principale est celle de Louis Arretche. Les maîtres verriers du XVIe siècle (Jean Le Vieil et l’atelier rouennais) sont les artistes les plus importants du décor. À l’extérieur, la statue de Jeanne d’Arc de Maxime Real del Sarte (1928) fait partie du mémorial. André Malraux a prononcé en 1964 les mots gravés près du monument : « Ô Jeanne sans sépulcre et sans visage, toi qui savais que le tombeau des héros est dans le cœur des vivants. » L’église, récente, n’a pas de série picturale comparable à celle de Monet pour la cathédrale ; elle est surtout photographiée pour son contraste avec le Vieux-Marché.

Horaires de visite

Entrée libre et gratuite. Les horaires varient selon les sources et la saison. Les plus fréquemment indiqués sont :

  • 10 h – 12 h et 14 h – 17 h (souvent jusqu’à 18 h d’avril à septembre)
  • Fermeture les 25 décembre et 1er janvier

Le site de la Ville de Rouen mentionne parfois une ouverture limitée au vendredi, samedi et dimanche. Accès PMR possible (s’adresser à l’accueil). Vérifiez les horaires du jour sur rouen.fr ou visiterouen.com, car les offices et les fêtes liées à Jeanne d’Arc peuvent les modifier.

Infos pratiques

Place du Vieux-Marché 76000 Rouen, Normandie, France
Voir sur la carte