Commentaire culturel
«Si j’ai le bonheur de finir mes jours ici, je me suis arrangé pour avoir à Saint-Onuphre un réduit joignant la chambre où Le Tasse expira… Dans un des plus beaux sites de la Terre, parmi les orangers et les chênes-verts, Rome entière sous mes yeux, chaque matin, en me mettant à l’ouvrage, entre le lit de mort et la tombe du poète, j’invoquerai le génie de la gloire et du malheur.» Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, tome V.
Situé sur la colline du Janicule et offrant un panorama somptueux sur la ville, le paisible couvent où mourut en 1595 l’auteur du poème épique « La Jérusalem délivrée« , Torquato Tasso, fut d’abord un modeste ermitage (1439). Le cloître, charmant, fleuri et décoré de fresques sur la vie de saint Onuphre, est la partie la plus ancienne. L’église possède une nef gothique, ce qui est surprenant à Rome. Un très beau cycle de fresques de Baldassarre Peruzzi, élève de Pinturicchio, orne le chœur. On murmure qu’elles pourraient être du maître. D’autres peintres talentueux y ont laissé des œuvres : Annibal Carrache, Cavalier d’Arpin ou Francesco Bassano le Jeune. Le pape en a fait le siège de l’Ordre du Saint-Sépulcre en partage avec une congrégation franciscaine américaine.
Suggestions
Sant Onofrio est fermé l’après-midi.