Commentaire culturel
Commandé par le pape Alexandre VII Chigi et le cardinal Camillo Pamphilj en 1658, Sant’Andrea al Quirinale s’élève sur le site d’un édifice préexistant. Conçu par Gian Lorenzo Bernini, ce chef-d’œuvre est considéré par l’architecte comme son opus magnum, incarnant un équilibre parfait entre architecture, sculpture et peinture.
Précédée d’un escalier élégamment incurvé et d’un prothyre d’une grâce exquise soutenu par deux colonnes, la façade simple d’un seul ordre est encadrée de pilastres et couronnée d’un tympan orné du grand blason du cardinal Pamphilj, généreux mécène de la construction, entouré d’une guirlande de roses symbolisant le martyre.
L’intérieur, riche en marbres polychromes rares, en stucs et en dorures, présente un plan ovale avec un axe principal perpendiculaire à l’entrée. Les chapelles radiales se fondent harmonieusement pour ne pas briser la continuité de l’ovale, créant une impression d’espace grandiose. La superbe coupole, coiffée d’une lanterne, est décorée de caissons dorés et de grandes figures en stuc placées sur les cadres des fenêtres, offrant une multitude de sources lumineuses qui, selon l’heure du jour, créent des effets lumineux envoûtants.
L’église abrite de nombreuses œuvres précieuses, notamment la splendide chapelle principale avec son autel en bronze doré et lapis-lazuli, conçu par Bernini lui-même et orné d’un soleil doré entouré d’anges et de chérubins sculptés par Antonio Raggi. Au centre se trouve une toile représentant le « Martyre de Saint André » par Borgognone. La première chapelle à droite abrite quant à elle trois toiles de Giovanni Battista Galli, connu sous le nom de Baciccia.
Commentaire spirituel
À la droite du chœur , un accès permet de rejoindre les pièces qui conservent la mémoire de saint Stanislas Kosta.
Né dans une grande famille de Pologne en 1550 à Rostkow, Stanislas est mort à Rome le jour de l’Assomption dans la petite propriété donnée à saint François Borgia qui y logeait avec une centaine de novices jésuites. Il était arrivé à Rome dix mois auparavant à l’âge de dix-huit ans, après quatre années d’humanités à Vienne. Invité par la Vierge à entrer dans la Compagnie, et afin de prévenir l’opposition de son père, il s’enfuit de chez lui en 1567, parcourant à pied toute l’Allemagne. Arrivé dans la ville éternelle, il entre au Noviciat. Malgré son jeune âge, saint Stanislas Kosta a marqué ses contemporains par sa ferveur. On dit qu’il était littéralement dévoré, brûlé, consommé par l’Amour. Il meurt à 18 ans de paludisme fréquent à l’époque à Rome.