Commentaire culturel
La bibliothèque Saint-Laurent (biblioteca Medicea Laurenziana), dite la Laurentienne, a son entrée dans le cloître de l’église éponyme. Elle a été fondée en 1444 par Cosme l’Ancien et continuellement enrichie par les Médicis, en particulier par Laurent le Magnifique. Sa principale richesse consiste en 10 000 manuscrits des plus précieux, de classiques grecs et latins.
C’est le pape – Médicis – Clément VII qui demanda au XVI° s. à Michel-Ange de construire ce bâtiment, qui dessina aussi les 88 pupîtres auxquels les manuscrits étaient attachés par des chaînes. Dans le vestibule, très haut, il a traité les murs comme des façades, en jouant aussi sur les longueurs des marches du superbe escalier à trois volées.
La salle de lecture est couverte d’un riche plafond à caissons et Tribolo a réalisé au sol un beau pavement en terre cuite.
Parmi les manuscrits, exposés par roulement, se trouvent un Virgile du V° s., deux Tacite des X° et XI° s. (dont le premier est l’unique exemplaire qui contient les cinq premiers livres des Annales), le plus important manuscrit d’Eschyle, le Decameron de Boccace, un Horace annoté par Pétrarque, le livre d’Heures de Laurent le Magnifique, des cartes de Ptolémée, des autographes de Dante, d’Alfieri, de Léonard de Vinci…