Histoire
Elle doit son nom à Houardon, moine venu d’outre-Manche au VIIe siècle ; la légende le fait traverser la mer dans une auge de pierre. Une première église s’élève au XIVe-XVIe siècle au bord de l’Élorn (quartier Saint-Julien), agrandie d’un porche sud en 1604. Trop petite, insalubre et exposée aux crues, elle est démontée et reconstruite de 1858 à 1861 au centre-ville, sur une partie de l’ancien couvent des Ursulines, selon les plans de Joseph Bigot, avec le soutien de Napoléon III. Le clocher du XVIe siècle et le porche de 1604 sont réemployés. Tour et portail sont classés monuments historiques en 1916.
Architecture et décor intérieur
L’édifice actuel est néo-gothique, en plan de croix latine à trois vaisseaux, chevet plat, nef de cinq travées lambrissée. Le porche sud Renaissance en kersanton, daté 1604, a servi de modèle dans la vallée de l’Élorn. Le clocher à deux galeries, tourelle d’escalier, dôme et lanternons conserve un caractère classique. La façade occidentale, décrite par Henri Waquet, superpose arcade, colonnes corinthiennes, niches à coquilles et gâble.
À l’intérieur, les œuvres majeures sont liées au peintre Yan’ Dargent : le tableau Saint Houardon voguant dans une auge de pierre et le Cortège des saints personnages convergeant vers le Christ glorieux (neuf tableaux, années 1890). Orgue en tribune à l’ouest.
Jours et horaires de visite
La visite se fait généralement librement hors offices religieux. Les horaires varient selon la vie paroissiale ; se renseigner auprès de l’office de tourisme du Pays de Landerneau-Daoulas ou de la paroisse Notre-Dame-de-Tout-Remède.