Commentaire culturel
Saint Bernard de Corleone, né sous le nom de Filippo, était un moine capucin du XVIIème siècle. Sa famille était pieuse et soucieuse des pauvres. À Corleone, on appelait sa maison la « maison des saints ». Son père, cordonnier, avait appris le partage à ses enfants. Il se montrait très proche des pauvres et allait même jusqu’à les ramener chez lui pour les nourrir et leur offrir des vêtements. Il donna à ses enfants une éducation fondée sur la dévotion au Christ et à la Vierge Marie. Toutefois, durant son enfance, Filippo prit goût au maniement de l’épée, et devint la plus fine lame de la Sicile. Il aimait sortir son épée à la moindre occasion pour provoquer en duel ceux qui s’opposait à lui. Un jour, il blessa gravement son adversaire qui perdit l’usage de son bras. Filippo resta profondément marqué par cet incident, il lui demanda pardon et décida de rejoindre les Franciscains à Caltanissetta. Filippo prit alors le nom de frère Bernard. Il passa sa vie dans différents couvents : Bisacquino, Bivona, Castelvetrano, Burgio, Partinico, Agrigento, Chiusa, Caltabellotta et Polizzi. II revint à Palerme passer les dernières années de sa vie où il mourut en 1667. Déjà de son vivant, ses prières auraient provoqué de spectaculaires guérisons. Il fut canonisé en 2001 à Rome par le pape Jean-Paul II.