Commentaire culturel
Le monastère d’Anaphora, situé sur la route du désert reliant le Caire à Alexandrie, est un monastère sous la propriété de l’Église copte orthodoxe. Lieu d’exception, c’est un havre de paix propice au recueillement. Fondé en 1999 par Mgr Amba Thomas, évêque copte orthodoxe, le monastère d’Anaphora propose à ses visiteurs des lieux de prière, de recueillement, des hébergements et des lieux repos, des ateliers d’art, etc. Anaphora signifie « offrande à Dieu ». La particularité est qu’ici, on ne se différencie pas en fonction de sa propre religion, c’est un espace où la mixité est la règle. Tout le monde est le bienvenu : chrétiens, musulmans, touristes ou simples visiteurs. Chacun vient le temps qu’il le souhaite à la quête d’un lieu de repos, de ressourcement, de réflexion, le tout dans un esprit de partage. La nature y joue également un rôle important, le site est implanté sur un vaste domaine agricole de près de 70 ha. De nombreux arbres sont plantés, rappelant le paysage biblique : palmiers, oliviers, figuiers, sycomores, orangers, bananiers, citronniers, manguiers, pins, vignes… Le potager et l’élevage de quelques bêtes sont aussi très développés car Anaphora souhaite parvenir à nourrir tous ses habitants et invités. Des petites chambres peuvent accueillir confortablement environ 50 personnes. D’autres bâtiments permettent de loger une centaine de jeunes en dortoirs. Par ailleurs, une petite pièce est mise à la disposition de tous les visiteurs d’Anaphora pour écrire ou peindre leurs impressions et souvenirs de ce lieu sur les murs. Les différentes religions se rassemblent et prient au rythme des offices. L’intérieur de l’église est entièrement recouvert d’un décor peint moderne qui représente une véritable catéchèse.