Commentaire culturel
Iznik, l’ancienne Nicée, est une ville située dans la province de Bursa, en Turquie, au sud-est d’Istanbul, sur les bords du lac Gölü. Aujourd’hui célèbre pour ses céramiques, devenues un symbole de l’art ottoman, elle reste assez éloignée des routes touristiques malgré son prestigieux passé. La cité, protégée encore par des remparts, fut un lieu de villégiature des empereurs romains d’Orient, embelli en particulier au VIème siècle par Justinien. Après le sac de Constantinople, en 1204, Nicée fut aussi, brièvement, le siège de l’Empire qui prit son nom, les byzantins se réfugiant sur la rive sud de la mer de Marmara jusqu’en 1261.
Commentaire spirituel
Dans l’histoire de l’Église, Nicée tient une place à part. C’est effectivement au bord du lac Gölü, sous le regard vigilant de l’empereur Constantin le Grand, qui venait, en 313, de permettre aux chrétiens de pratiquer leur foi, le premier concile, réunion théologique d’évêques, en 325. Venant de tout l’Empire, les Pères affirment la divinité de Jésus, le Fils de Dieu, pour contrer la doctrine arienne qui la nie et crée des dissensions politiques. Le concile a abouti à la rédaction du Credo de Nicée, texte de proclamation de la foi encore récité aujourd’hui. Le concile a également établi des règles pour la célébration de Pâques et a abordé d’autres questions disciplinaires et doctrinales. Comme l’autre concile qui eut lieu à Nicée, en 787, et qui permit la vénération des icônes, celui de 325 se tint dans la basilique Saint-Néophyte, détruite par un tremblement de terre et engloutie par les eaux avant d’être redécouverte…en 2014 !