Les Romains aimaient les bains. Alors, quand ils ont découvert l’eau chaude qui sourdait à l’emplacement actuel du site naturel de Pamukkale, ils ont établi une ville, qui prit le nom de Hierapolis. Les restes archéologiques du Ier siècle ap. J.-C. laissent percevoir la prospérité acquise par la cité thermale. L’importante nécropole, le théâtre, les thermes, et le temple côtoient une « citadelle de coton », traduction du nom turc de la ville : ces piscines naturelles aussi blanches que la neige sont la conséquence d’une surcharge en calcaire de l’eau.
Cette curiosité géologique de la région égéenne, en forme de cascades pétrifiées, n’est pas le seul intérêt de Hierapolis. Sur la route entre Antalya et Smyrne, elle fut évangélisée sous les Flaviens. La cité est aussi le lieu de la crucifixion de l’apôtre Philippe, aux alentours de 80, à l’emplacement actuel du martyrium qui en perpétue le témoignage. À l’époque byzantine, la cité est pourvue de remparts et plusieurs églises sont bâties, mais le déclin s’amorce dès le XIème siècle. À la suite d’un violent séisme, les habitants abandonnent le site en 1334.