Le nom provençal Aliscamps vient des Champs Élysées antiques. Nécropole et église Saint-Honorat sont inscrites à l’UNESCO (1981) et au chemin d’Arles vers Compostelle.
Histoire
À l’origine cimetière romain hors les murs, le site devient au IVe siècle un haut lieu chrétien après l’inhumation de saint Genès, martyr de 303, puis des évêques d’Arles, dont Trophime selon la tradition. On y enterrait de loin : des cercueils descendaient le Rhône. L’allée actuelle, aménagée au XVIIIe siècle, n’est qu’un fragment de l’immense nécropole, coupée au XIXe siècle par le canal et le chemin de fer. Les plus beaux sarcophages sont au musée départemental Arles antique ; ceux qui restent sur place, souvent à acrotères, donnent encore l’échelle du cimetière. Van Gogh et Gauguin y ont peint en 1888. En 1152, les reliques de Trophime quittent les Alyscamps pour la cathédrale urbaine.
Saint-Honorat
Au fond de l’allée, l’église Saint-Honorat (XIIe s.), dédiée à l’évêque Honorat (426–429), appartient à un prieuré bénédictin établi vers 1040 sur une basilique plus ancienne. Nef inachevée, croisée sous un lanternon ajouré qui rappelle les baies de l’amphithéâtre, pierre claire du roman provençal. Elle marque le départ symbolique de la via Tolosana. La chapelle des Porcelet complète le petit ensemble médiéval.
Jours et horaires de visite
En 2026 : tous les jours du 1er mai au 30 septembre de 9 h à 19 h (fermé le 1er mai) ; en octobre de 9 h à 18 h. Le reste de l’année suit le calendrier des monuments (souvent 9 h–18 h au printemps, 10 h 30–16 h 30 en hiver). Dernière entrée une demi-heure avant la fermeture. Vérifier arlestourisme.com.