Commentaire culturel
La ville de Sohag abrite deux monastères orthodoxes coptes : le monastère Rouge et le monastère Blanc. Le monastère blanc de Saint-Shenuda est l’un des plus anciens monastères chrétiens d’Égypte. Le projet de ce monastère fut lancé au Vème siècle par saint Pigol qui décida de créer un monastère aux règles strictes. Il fut édifié pour rassembler les moines chrétiens égyptiens qui installés sur le site à la recherche de solitude, de prière et de travail spirituel. Le monastère tient son nom des blocs de calcaire utilisés pour sa construction. C’est sous la direction du neveu de saint Pigol, Shenouda, abbé au Vème siècle, que le monastère atteignit son apogée, devenant l’un des plus grands centres spirituels de l’Égypte chrétienne. Il rassembla une bibliothèque de milliers de manuscrits qui est devenue par la suite la plus grande source de données sur l’histoire et la littérature de l’Égypte avant la conquête du pays par les Arabes. Aujourd’hui, le monastère blanc est un lieu de pèlerinage et le deuxième lieu de résidence du chef de l’église copte.
Le monastère Rouge fut construit au Vème siècle par Bishoi (Pshoi), un disciple de Shenouda. Il doit son nom à son architecture en briques cuites rouges. Ses épais murs sont décorés de motifs. Selon la légende, Bishoi (Pshoi) serait un voleur qui se serait repenti auprès de saint Shenouda. Avec le temps, il serait devenu lui-même un ascète. Depuis l’Antiquité, l’église principale du monastère est le lieu de prière commune pour les habitants des villages environnants mais aussi pour les pèlerins du monde entier. Il est important de rappeler que, selon la tradition, les femmes n’y sont pas autorisées.