Commentaire culturel
Les origines du sanctuaire de San Calogero à Agrigente remonteraient au XIIIème ou XIVème siècle, une période où la ville d’Agrigente était gouvernée par la famille Chiaramonte. Il est dédié à saint Calogero, saint patron de la ville, aussi appelé le saint noir. Il est considéré comme le protecteur des récoltes et guérisseur mais il témoigne surtout des persécutions qui frappèrent les ermites d’Afrique du nord qui se réfugièrent en Sicile. Le petit bâtiment d’origine fut construit à l’extérieur des remparts de l’ancienne cité médiévale. Selon la tradition, saint Calogero aurait, au Vème siècle, séjourné à l’endroit où fut bâtie l’église. En 1573, une confrérie de 86 personnes dont neuf ecclésiastiques fut établie. Le 3 février 1573, les travaux débutèrent pour construire un oratoire pour les fidèles. À la fin du XVIème siècle, le pape reconnut les célébrations de la fête de San Calogero dans toute la Sicile, ce qui donna une grande impulsion au culte du saint et par conséquent à l’oratoire lui-même. En 1863, l’église de San Calogero fut attribuée aux frères franciscains et vers la fin du XIXème siècle, la ville fut élargie à l’extérieur des murs, donnant au sanctuaire une plus grande centralité. Au début du XXème siècle, l’église tomba à l’abandon et en 1938 des travaux de restauration débutèrent. En 1977, l’église fut élevée au rang de sanctuaire par l’évêque Giuseppe Petralia. L’édifice est divisé en trois nefs par deux rangées de six colonnes corinthiennes. Dans l’ensemble, l’église est plutôt sobre, elle comprend trois chapelles creusées. La chapelle centrale renferme la niche où est placé le simulacre de San Calogero.