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Italie > Florence

Cénacle de Tous-les-Saints (cenacolo di Ognissanti)

Commentaire culturel

A Jérusalem, la tradition situe la Cène (du latin cena, le repas du soir, et dans le vocabulaire chrétien le dernier repas du Christ avant Sa Passion, qui institue l’Eucharistie) au Cénacle, dans la maison où se réunissaient Jésus et les apôtres. Au Moyen Age, les artistes florentins se sont appropriés cette tradition et ont créé de grandioses décors représentant la Cène, dans des réfectoires monastiques qui prirent ainsi le nom de « cénacle » (cenacolo).  La représentation de la Cène, bien adaptée à la fonction du lieu, offrait ainsi aux moines une méditation pendant leurs repas.
A Florence, cinq cénacles sont particulièrement connus, célèbres par la renommée de leur auteur et la qualité de la peinture : le cénacle de la Sainte-Croix (cenacolo di Santa Croce), le cénacle de Sainte-Apolline (cenacolo di sant’Apollonia), le cénacle de Foligno (cenacolo di Fuligno), le cénacle de Tous-les-Saints (cenacolo di Ognissanti) et, un peu à l’écart, le cénacle de Saint-Saulve (cenacolo di San Salvi).

Dans le cloître de l’église, le cénacle de Tous-les-Saints, ancien réfectoire des Umiliati (ordre pénitent des Humiliés, fondé vers 1140 en Lombardie, spécialisé dans l’art de la laine et du verre, installé à Florence en 1239, s’éteignant au XVI° s. et finalement supprimé en 1571 par le pape Pie V), a été décoré par Domenico Ghirlandajo qui y a peint a fresco en 1480 une immense Cène remarquable. Cette œuvre est à rapprocher de celle, antérieure, réalisée au couvent Saint-Marc par le même peintre.

 

Infos pratiques

Borgo Ognissanti, 42 50123 Florence, Toscane, Italie
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