Quittant Izmir et la côte égéenne, en route vers l’est, le voyageur atteint l’antique cité de Sardes après avoir traversé les cultures de vignes qui produisent le fameux raisin de Smyrne. Disparue à la suite des assauts de Tamerlan en 1402, Sardes a pourtant connu une grande prospérité…notamment grâce au fleuve Pactole qui charriait de l’or pour le plus grand bonheur du roi Crésus (561-547 av. J.-C.). Sur le site archéologique de la ville fondée en 1185 avant notre ère, persistent aujourd’hui un temple dédié à Artémis et ses colonnes de 15 mètres de hauteur qui semble écraser une petite chapelle byzantine du Vème siècle, un impressionnant gymnase, un dallage en marbre d’époque impériale ou encore une synagogue, édifice rare du IIIème siècle ap. J.C..
Évangélisée au premier siècle, Sardes a peut-être été visitée par l’apôtre Jean, puisqu’elle est située au cœur de la province d’Asie. Dans l’Apocalypse, s’adressant à la communauté chrétienne de la cité, l’une des sept Églises, il avertit à travers une vision : « Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur et tu ne pourras savoir à quelle heure je viendrai te surprendre. » (cf. Ap 3, 1-6)