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Italie > Rome

Santa Prisca

Commentaire culturel

L’église Santa Prisca, également connue sous le nom de Sainte-Priscille, se dresse sur l’Aventin à Rome et est dédiée à sainte Priscille, une martyre du premier siècle. En 112, le pape Évariste érigea le titre cardinalice de Santa Prisca, faisant de cette église son siège (Titulus Priscae). Autrefois, à l’emplacement de l’église actuelle, se trouvait une domus datant de la fin du premier siècle, attribuée par certains à Lucius Licinius Sura, tandis que d’autres l’associaient au privata Traiani, la résidence de Trajan avant son accession au trône impérial. Les fouilles ont mis à jour un mithreum datant de la fin du II° s., ce qui semble indiquer que le culte chrétien et le culte de Mithra ont coexisté dans ces lieux.
La construction de l’église remonte probablement au IVe ou Ve siècle. L’historique Titulus d’Aquila et Prisca est mentionné dans les actes du synode de 499 et serait, selon la tradition, le plus ancien culte chrétien de l’Aventin, lié à l’hospitalité offerte à saint Pierre et saint Paul. En 1066, l’Abbaye de la Trinité de Vendôme était tenue de fournir un entretien à 8 à 12 moines de l’église en échange de la dignité cardinalice.

Malgré les dommages causés par les Normands lors du Sac de Rome en 1084, l’église fut restaurée à plusieurs reprises. Son apparence actuelle résulte de la rénovation de 1660, au cours de laquelle une nouvelle façade fut créée, parmi d’autres améliorations. Parmi les détenteurs du Titulus Priscae figure Angelo Roncalli (1953), qui deviendra le pape Jean XXIII. La façade en briques de l’église est encadrée entre le couvent à gauche et l’aile de la sacristie à droite, cette dernière étant à l’origine l’un des bas-côtés. Au-dessus de la porte, un porche avec un fronton soutenu par deux colonnes triangulaires corinthiennes offre un accueil chaleureux, tandis qu’une rosace ovale distinctive couronne l’ensemble.

À l’intérieur, les seuls vestiges de l’ancienne église sont les colonnes, intégrées pour renforcer les piliers divisant les trois nefs. Dans un souci de stabilité, les allées ont été transformées en passages voûtés, soutenus par des murs transversaux. Dans la première chapelle à gauche, se trouvent les fonts baptismaux, créés à partir d’un ancien chapiteau romain modifié et surmontés d’une statuette représentant le baptême du Christ, qui, selon la tradition, aurait été utilisé par saint Pierre pour les cérémonies baptismales.

La nef est ornée de plafonds lambrissés en bois, tandis que les fresques d’Anastasio Fontebuoni, un peintre florentin de renom, embellissent les arcades des allées. Datant de 1600, ces fresques représentent les apôtres, les saints et les anges.

Commentaire spirituel

La tradition raconte que Prisque ou Priscille et son mari Aquilla (à ne pas confondre avec Priscille et Acilius des catacombes) auraient été baptisés par Pierre lors de sa première mission à Rome. Elle pourrait être la sœur du Consul Titus Flavius Clemens le chef de famille dont le pape Clément serait l’affranchi. On raconte aussi qu’elle aurait été accusée encore adolescente sous l’empereur Claude pour avoir refusé de sacrifier aux dieux païens et aurait subi de multiples tortures : battue, flagellée, ébouillantée, jetée au lion, au bûcher… et serait restée miraculeusement en vie. Les Actes des Apôtres évoque aussi Prisque et Aquilla son mari, suite à l’expulsion des juifs et des chrétiens de Rome par Claude.  La tradition fait de Prisque la première  Romaine martyre.

 

Infos pratiques

Via di Santa Prisca, 11 00153 Rome, Latium, Italie
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