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Cahors

Cahors, préfecture du Lot et ancienne capitale du Quercy, occupe une presqu’île formée par un méandre du Lot. Ville d’art et d’histoire, elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, grâce au pont Valentré et à la cathédrale Saint-Étienne.

Le site naturel

La ville tient tout entière dans une boucle du Lot : l’eau l’entoure sur trois côtés. Cette presqu’île, déjà choisie par les Cadurques puis par Rome (Divona Cadurcorum), commande le passage entre causses et vallée.

La fontaine des Chartreux, résurgence encore utilisée, rappelle le lien sacré à l’eau. Des quais, des jardins et le mont Saint-Cyr offrent des vues sur le méandre, les toits et le pont. La ville est aux portes du Parc naturel régional des Causses du Quercy ; le malbec pousse sur les coteaux alentour.

L’histoire

Capitale des Cadurques, la cité devient sous Rome Divona Cadurcorum, nommée d’après une source sacrée dont la fontaine des Chartreux est l’héritière. Aqueduc, thermes et amphithéâtre en font une cité importante des Gaules. Un évêché s’y installe ensuite.

Du XIIe au XIVe siècle, la ville s’enrichit. Les « Cahorsins » pratiquent un crédit célèbre en Europe. Trois ponts de pierre enjambent le Lot, dont le pont Valentré, commencé en 1308 par les consuls. La cathédrale Saint-Étienne mêle coupoles romanes et parties gothiques et devient une étape de Compostelle. En 1316, le Cadurcien Jacques Duèze est élu pape sous le nom de Jean XXII.

La guerre de Cent Ans et les guerres de Religion éprouvent la cité. Remparts et tour Saint-Jean ferment l’isthme. Seul le Valentré survit parmi les trois ponts. Le vin noir de Cahors part déjà par le fleuve vers l’Atlantique.

L’architecture urbaine

Le centre historique est un secteur sauvegardé. Un damier de rues médiévales (rue Daurade, ruelles étroites, cours intérieures) relie la cathédrale aux quais. Les maisons à étages, parfois du XIIIe siècle, portent corniches, fenêtres à meneaux et caves de marchands.

Le boulevard Gambetta, percée moderne, coupe la ville ancienne. Au nord, barbacane, tour Saint-Jean et restes de remparts ferment l’isthme. Trois ponts de pierre existaient au Moyen Âge ; seul le Valentré a tout survécu. Des clous au sol balisent le chemin de Compostelle entre la cathédrale et le pont.

Les monuments remarquables

  • Le pont Valentré
    Construit à partir de 1308, long de 172 m, trois tours fortifiées. Pont défensif le plus complet de France, aujourd’hui piéton. Une légende veut que l’architecte ait passé un pacte avec le diable ; un diablotin est sculpté sur une tour. Classé monument historique, inscrit à l’UNESCO.
  • La cathédrale Saint-Étienne
    Édifice du XIIe siècle, deux vastes coupoles sur pendentifs, façade-forteresse, portail nord historié, cloître gothique flamboyant. Elle conserve la Sainte Coiffe, relique liée à la Passion. Inscrite à l’UNESCO avec le pont.
  • L’hôtel de Roaldès (Maison de Henri IV)
    Demeure Renaissance près de la cathédrale.
  • La tour Jean XXII
    Vestige du palais natal du pape Jean XXII, Cadurcien devenu pape à Avignon.
  • Vestiges antiques
    Arc de Diane (thermes), restes d’amphithéâtre (visibles notamment au parking souterrain), souvenir de Divona.
  • Barbacane et tour Saint-Jean
    Fortifications de l’isthme, côté nord.
  • Maison de l’eau et fontaine des Chartreux
    Usine du XIXe siècle et résurgence : l’eau de la ville, longtemps acheminée via le pont transformé en aqueduc.
  • Musée Henri-Martin, halle, horloge à billes et jardins secrets complètent la promenade. Le mont Saint-Cyr donne le meilleur panorama sur la presqu’île.

Infos pratiques

Office de tourisme – Vallée du Lot, Villa Cahors Malbec, Place François-Mitterrand (n° 40) 46000 Cahors, Périgord, France
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