Histoire
Un prieuré-cure de l’abbaye de Daoulas, dédié à Thomas Becket (assassiné en 1170), est attesté dès le XIIIe siècle : le choix du saint, par Hervé Ier de Léon, affirmait une distance vis-à-vis de l’Angleterre. L’église actuelle date surtout de la fin du XVIe et du XVIIe siècle. Le clocher-porche est fondé le dimanche de la Trinité 1607 et achevé vers 1630 ; une chapelle et la sacristie portent la date 1669. Restauré en 1849 (reprise du clocher), l’édifice est inscrit monument historique en 1932. Subsistent l’église et l’ossuaire Saint-Cadou (1635) de l’ancien enclos.
Architecture et décor intérieur
Architecture gothique flamboyant tardif : nef et deux bas-côtés de cinq travées, piliers cylindriques sans chapiteaux, arcs à pénétration, bras de transept au sud, chevet plat. Clocher à trois galeries, dôme, statues de kersanton en façade (Vierge de Pitié, saint François, saint Éloi). Matériau : pierre du Roz notamment.
À l’intérieur : grand retable du maître-autel encadrant une baie flamboyante, statues de saint Thomas de Cantorbéry et de saint Blaise ; bas-reliefs de la Cène et du Lavement des pieds (1711) ; Vierge couchée du XVe siècle ; statues de saint Jean-Baptiste, saint Sébastien, saint Yves, sainte Barbe, saint Joseph, ange gardien, groupe sainte Anne ; crucifix ; haut-relief de l’Assomption. Cloche de 1726.
Jours et horaires de visite
Comme Saint-Houardon, l’église se visite hors offices. L’ossuaire Saint-Cadou se découvre depuis la place. Confirmer les ouvertures auprès de l’office de tourisme ou de la paroisse.