Commentaire culturel
A Jérusalem, la tradition situe la Cène (du latin cena, le repas du soir, et dans le vocabulaire chrétien le dernier repas du Christ avant Sa Passion, qui institue l’Eucharistie) au Cénacle, dans la maison où se réunissaient Jésus et les apôtres. Au Moyen Age, les artistes florentins se sont appropriés cette tradition et ont créé de grandioses décors représentant la Cène, généralement dans des réfectoires monastiques qui prirent ainsi le nom de « cénacle » (cenacolo). La représentation de la Cène, bien adaptée à la fonction du lieu, offrait ainsi aux moines une méditation pendant leurs repas.
A Florence, cinq cénacles sont particulièrement connus, célèbres par la renommée de leur auteur et la qualité de la peinture : le cénacle de la Sainte-Croix (cenacolo di Santa Croce), le cénacle de Sainte-Apolline (cenacolo di sant’Apollonia), le cénacle de Foligno (cenacolo di Fuligno), le cénacle de Tous-les-Saints (cenacolo di Ognissanti) et, un peu à l’écart, le cénacle de Saint Saulve (cenacolo di San Salvi).
Dans le cloître jouxtant l’église, (musée de l’œuvre de la Sainte-Croix / museo dell’Opera di Santa Croce), le cénacle de la sainte-Croix, ancien réfectoire des moines franciscains) est décoré d’une belle Cène de l’école de Giotto : le mur du fond est couvert d’une immense peinture a fresco du XIV° s., par Taddeo Gaddi.
On remarquera aussi au-dessus de la Cène un Arbre de la Croix qui illustre la généalogie des franciscains.