Dans une plaine de champs (coton, vigne, figuiers…), les ruines d’Aphrodisias sont dominées par le Baba Dagi (2308 m d’altitude) qui, déjà, annonce le passage de la côte égéenne à l’Anatolie centrale. Moins connue qu’Éphèse, la belle cité d’Aphrodite n’a rien à envier à celle d’Artémis ! Bien que le site fût occupé dès le troisième millénaire avant notre ère, c’est au VIIème siècle avant J.-C. que la cité se développe en même temps que le culte à la déesse grecque de l’Amour que l’on venait visiter ici en pèlerinage, source de richesse pour ses habitants. Siège d’une école de sculpture, la cité déclina avec l’arrivée du christianisme.
Tardivement convertie, parce que la ville ne se situait pas sur les routes missionnaires, difficilement sortie du paganisme, la ville devint au IVème siècle après J.-C. Stavropolis, « cité de la croix », pour honorer le Christ plutôt qu’Aphrodite, et l’empereur Constantin prétexta la nécessité de construire des murailles pour détruire des monuments romains. Demeurent de beaux restes archéologiques construits grâce à la carrière de marbre voisine : théâtre, magnifique porte appelée Tetrapylon, superbe stade, basiliques civiles et chrétienne (dédiée à saint Michel), des édifices païens comme le Sebasteion…