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Le théâtre de la Rome Antique

Découvrez le théâtre de Marcellus en plein coeur de Rome  Rome Le théâtre de la Rome Antique

Il est dédié par Auguste à Marcellus, son neveu. Les deux niveaux d’arcades préfigurent l’architecture du Colisée. Elles étaient surmontées d’un troisième niveau. Les demi-colonnes du premier niveau ont des chapiteaux doriques. Le second niveau est d’ordre ionique et le troisième corinthien. La scène se trouvait côté Tibre. Le théâtre de Marcellus pouvait accueillir près de 15 000 personnes (à peu près le palais omnisport de Bercy et beaucoup plus que le palais Garnier de Paris, 2 700 places). Les spectateurs arrivaient souvent le matin très tôt pour défendre à bon coup de poing leur place. Le plus grand théâtre de Rome restera celui de Pompée, 27 000 places, situé à l’emplacement actuel de l’église Sant’Andrea della Valle. Ces spectacles comme les courses et les combats étaient offerts par les puissants au peuple.  

Quelle pièce joue-t-on aujourd’hui ?  

Après Auguste, les pièces classiques ne sont plus jouées. Imitées du grec, les tragédies n’auront jamais un grand succès populaire et seront assez vite confinées dans des représentations privées pour érudits. Leur importation à Rome est d’ordre religieux : à la fin de la première guerre punique, il s’agissait d’offrir aux dieux un nouveau spectacle et les romains imitèrent les grecs qui célébraient leurs triomphes par des jeux dramatiques. Quoi de plus adapté qu’une tragédie grecque mettant en scène l’Olympe. On dénombre à peine 40 auteurs romains de tragédie (Ennius, Sénèque, Ovide, Livius…). Même le génie de la comédie romaine ne réussit pas à satisfaire le goût populaire des romains. Terence ou Plaute mettent en scène les mœurs romaines comme le fera Molière à son époque. Le mime désigne à la fois l’action et celui qui la présente : le mime est l’imitation des actions vulgaires et des personnages grossiers. Le pantomime est une variante du mime joué sur une musique. Si l’ensemble du corps participe, le plus important est le jeu de mains et de doigts. Quant au visage, un masque limite le jeu de physionomie. Les scènes présentées sont souvent vulgaires. Pour mimer une mort, on substituait l’acteur par un condamné à mort et pour les amours des dieux, on amenait une prostituée. Ce sont ces comédies humoristiques et burlesques qui font le bonheur du public, plus proches de nos humoristes que de la Comédie Française.  

Et la musique ?  

La musique est omniprésente à Rome : lors des cultes, pour accompagner une pièce de théâtre, pour lancer les jeux, ou pour une fête privée… à l’époque impériale, des concours de musique apparaissent et sont la première occasion d’écouter la musique instrumentale pour elle-même. Épreuve de chants et de musique. Les grandes familles d’instruments existent déjà. Percussions (tambour, cymbale, castagnette…). Vents (flûte, hautbois, trompettes, cornemuses, orgue à eau,…). Cordes (lyre, cithare, harpe, luth,..). La transmission pou la lecture d’une partition se fait suivant un code constitué de lettres archaïques.  

Dur métier d’artiste !  

Si les spectacles étaient très appréciés et les meilleurs acteurs de vraies vedettes, le métier d’artiste et d’acteur était méprisé voire assimilé à la prostitution, réservé aux esclaves et aux affranchis. Leur salaire était souvent conditionné au succès de la représentation. Les écarts de rémunération sont importants tant pour les acteurs que pour les musiciens.

Aurélien THIBAULT

www.terralto.com/destination/rome/art-histoire/

Écrit le 26 janvier 2024

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