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Les saintes femmes du Nouveau Monde

Un pèlerinage sur mesure au Québec dans les pas des saints et saintes de la Nouvelle France.

Il y a, au Québec, une route des sanctuaires qui va de Montréal au lac Saint-Jean en passant par Trois-Rivières et Québec. De nombreux pèlerins empruntent ces chemins, de l’oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal à la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec, première cathédrale de l’Amérique du Nord et première porte sainte en Amérique, du sanctuaire marial Notre-dame-du-Cap au sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré et à l’Ermitage Saint-Antoine.

Les québécois vouent un véritable culte aux saintes femmes qui, au XVIIème siècle, se sont entièrement dévouées à la fondation de la colonie de la Nouvelle-France. Trois d’entre elles sont nées en France, Marie Guyard en 1599, Jeanne Mance en 1606 et Marguerite Bourgeoys en 1620. La dernière est une autochtone, Kateri Tekakwitha.

Jeanne se joint à l’expédition de Jean Chomedey de Maisonneuve afin de créer un hôpital sur l’île de Montréal où ensemble ils fondent Ville-Marie en 1642. Elle  consacre sa vie aux soins des membres de la jeune colonie. Elle est reconnue et nommée cofondatrice de la ville de Montréal.

La vocation de Marguerite est l’enseignement. Elle crée aussi bien un pensionnat à la demande des familles nobles et bourgeoises qu’une école ménagère qui offre aux filles une formation à un métier. Elle ouvre des missions dans plusieurs régions de la colonie pour instruire les filles des colons mais aussi les amérindiennes.

Marie Guyart, originaire de Tours, part à Québec en 1639 pour fonder un monastère dans l’objectif de veiller à l’instruction et la conversion des amérindiennes.

Kateri Tekakwitha, appelée le « Lys des Mohawks » est, quant-à-elle, une jeune autochtone convertie au christianisme. Née en 1656, elle est baptisée par le père jésuite Jacques de Lamberville et se rend à la mission Saint-François-Xavier-des-Prés où elle exprime le désir de devenir religieuse et se donne pour but de convertir son peuple. Sa profonde piété impressionne ses contemporains.

Trois d’entre-elles, Marguerite, Marie et Katheri sont canonisées. La dernière, Jeanne, est proclamée vénérable en 2014.

© TERRALTO